Catégorie : Virtualisation

VMware après Broadcom, Hyper-V, Proxmox VE, Nutanix et Azure Local : comparatifs et guides de migration pour ta virtualisation.

  • KubeVM Service : Broadcom pilote les VM ESX depuis Kubernetes

    KubeVM Service : Broadcom pilote les VM ESX depuis Kubernetes

    Dans la plupart des boîtes, les VMs et les workloads Kubernetes vivent dans deux mondes séparés : les pods passent par GitOps et Argo CD, les VMs passent par un ticket, un script PowerCLI ou Terraform à la main. Le 22 octobre 2026, Broadcom a publié sur le blog VMware Cloud Foundation un billet signé Daniel Koeck, Technical Product Manager, qui propose de faire disparaître cette frontière — pas en migrant les VMs vers des conteneurs, mais en les pilotant depuis l’API Kubernetes tout en les laissant tourner directement sur ESX.

    KubeVM Service : ce que ça change concrètement

    L’idée centrale, c’est la gestion déclarative : au lieu d’enchaîner des commandes PowerCLI étape par étape, tu décris l’état final voulu — ressources, OS, état d’alimentation — et un contrôleur de réconciliation fait converger la réalité vers cette déclaration en continu, exactement comme un Deployment Kubernetes classique. La différence avec un vrai pod : la VM ne tourne pas dans un conteneur sur un nœud worker, elle reste une VM ESX normale, visible dans vCenter avec ses limites de resource pool, ses politiques de stockage et ses règles DRS appliquées comme d’habitude.

    Techniquement, ça se traduit par une ressource personnalisée Kubernetes, VirtualMachine, dans le groupe d’API kube-vm.io/v1alpha1 :

    apiVersion: kube-vm.io/v1alpha1
    kind: VirtualMachine
    metadata:
      name: analytics-gpu-workstation
      namespace: data-science-team
    spec:
      className: gpu-accelerated-large
      imageName: "ubuntu-24-04-cuda-12"
      powerState: PoweredOn
      bootstrap:
        cloudInit:
          rawCloudConfig:
            secretName: dev-workstation-bootstrap

    Le champ className pointe vers une classe de VM que les admins ont définie à l’avance (CPU, RAM, GPU) et une politique de stockage vCenter (vSAN, NVMe). Le bootstrap passe par cloud-init classique — clés SSH, hostname, réseau, paquets — avec les secrets dans des Secrets Kubernetes et le reste dans des ConfigMaps. Côté gouvernance, le RBAC Kubernetes limite les droits par namespace, des quotas matériels évitent qu’une équipe monopolise les ressources, et des politiques d’expiration (via spec, métadonnées, ou Kyverno/OPA) permettent d’arrêter ou supprimer automatiquement les VMs temporaires — un sandbox d’agent IA qui vit 48h, typiquement.

    Ce qui coexiste, et ce qui ne change pas

    Pas de migration forcée : les VMs déclaratives et les VMs classiques gérées depuis vCenter cohabitent sur les mêmes clusters, réseaux et stockages. Broadcom précise même qu’une VM existante peut être intégrée à la gestion déclarative sans changement d’IP ni interruption. C’est un point important, parce que ça positionne KubeVM Service comme une couche de contrôle additionnelle plutôt que comme un remplacement — tu ne jettes rien de ce qui tourne déjà.

    Les cas d’usage mis en avant sont précis : sandboxes d’agents IA à cycle de vie court, postes de travail data science avec GPU, et passthrough matériel pour accélérateurs. Rien, pour l’instant, sur des workloads de production classiques type serveur applicatif ou base de données — ce qui suggère que Broadcom vise d’abord les usages où le provisionnement à la demande via API a le plus de valeur, pas le remplacement du provisionnement VM traditionnel partout.

    Le bémol qu’il faut garder en tête : c’est une v1alpha1

    Le groupe d’API kube-vm.io/v1alpha1 ne laisse aucun doute : on est à un stade très précoce. L’article de Broadcom ne donne ni date de disponibilité générale, ni liste d’OS supportés, ni limites de scalabilité, ni modèle de tarification. Pour une fonctionnalité qui touche à la gestion de VMs en production, ce flou n’est pas anodin — à ce stade, c’est une démonstration de direction stratégique plus qu’un produit prêt à adopter.

    Et la question qu’on peut se poser sans détour : est-ce que ça vaut vraiment le coup de superposer une couche Kubernetes à un provisionnement VM qui fonctionne déjà très bien avec le provider Terraform vSphere ? Pour une équipe plateforme déjà 100 % GitOps sur Kubernetes, avec des devs qui ne veulent plus jamais ouvrir vCenter, la réponse est probablement oui — un seul kubectl apply pour tout, VMs et pods compris. Pour une équipe infra classique qui maîtrise déjà PowerCLI ou Terraform et n’a pas de cluster Kubernetes à côté de ses VMs, ça ajoute une dépendance technique (API server, RBAC, CRD) pour un bénéfice qui reste à démontrer en dehors des cas d’usage GPU/agents IA.

    Dans le contexte de l’ère post-Broadcom

    Ce lancement s’inscrit dans une tendance qu’on suit depuis notre comparatif VMware/Hyper-V/Azure Local après la crise des licences Broadcom : Broadcom cherche à donner de nouvelles raisons de rester sur VMware Cloud Foundation plutôt que de migrer vers Proxmox, Nutanix ou Hyper-V, en misant sur des intégrations que les alternatives n’ont pas encore. KubeVM Service va dans ce sens — c’est un argument de différenciation technique, pas juste une réponse à la pression tarifaire. Reste à voir si l’écosystème Kubernetes autour (Argo CD, Flux, portails type Backstage) suit au même rythme que l’API elle-même.

    FAQ

    KubeVM Service remplace-t-il vCenter ?

    Non. Les VMs créées via KubeVM Service restent visibles et gérables dans vCenter normalement — c’est une couche de pilotage additionnelle via l’API Kubernetes, pas un remplacement de la console d’administration.

    Faut-il convertir ses VMs existantes pour les utiliser avec KubeVM Service ?

    Non, Broadcom indique qu’une VM existante peut être intégrée à la gestion déclarative sans migration ni changement d’IP.

    Est-ce disponible en production aujourd’hui ?

    L’API est en version v1alpha1, sans date de GA annoncée — à tester en lab avant d’envisager une mise en production.

    En pratique

    Si tu as déjà un cluster Kubernetes avec GitOps en place et des besoins réguliers de VMs à cycle de vie court (sandboxes, postes GPU), garde un œil sur ce projet et teste-le en lab dès qu’un accès y est possible — mais ne prévois pas de bascule de ton provisionnement VM de production dessus avant une version stabilisée au-delà de l’alpha.

  • VMware HyperArmor : Broadcom blinde l’hyperviseur ESX contre le vol d’identifiants

    VMware HyperArmor : Broadcom blinde l’hyperviseur ESX contre le vol d’identifiants

    Le 13 octobre 2026, à VMware Explore Francfort, Broadcom a annoncé VMware HyperArmor, un logiciel qui vient se greffer directement sur la couche ESX pour fermer les deux portes d’entrée les plus utilisées sur une infra virtualisée : les identifiants root volés et les vulnérabilités non corrigées. Rien de révolutionnaire dans l’intention — mais la mise en œuvre, elle, change la donne pour qui gère des hôtes ESX en production.

    Le problème que HyperArmor cible

    Patcher un hyperviseur en prod, ce n’est jamais instantané. Entre la sortie d’un correctif VMware et son déploiement réel sur un cluster, il s’écoule souvent des semaines : fenêtre de maintenance à négocier, validation des applications dépendantes, parfois un redémarrage d’hôte à planifier avec le métier. Pendant ce délai, la vulnérabilité reste exploitable. C’est exactement cette fenêtre que HyperArmor cherche à réduire, sans pour autant remplacer le patch définitif.

    Trois mécanismes, pas un seul

    Virtual patching au niveau de l’hôte

    Le composant détecte et bloque les actions malveillantes connues sans toucher au code d’ESX lui-même. Pas de mise à niveau logicielle, pas de redémarrage de l’hôte : l’atténuation s’applique en continu, en tâche de fond.

    Allow-list des exécutables et des scripts

    HyperArmor inventorie au démarrage les scripts déjà présents sur l’hôte et les laisse s’exécuter normalement. Tout nouveau script ou exécutable doit ensuite être validé explicitement par un administrateur ; sans validation, il est bloqué par défaut. Concrètement, un attaquant qui met la main sur un identifiant SSH ne peut plus simplement déposer un script malveillant et le lancer.

    MFA sur ESX Secure Shell

    Après le mot de passe SSH classique, HyperArmor exige un code TOTP (mot de passe à usage unique basé sur le temps), rattaché à une identité distincte de celle utilisée pour l’authentification initiale. Un identifiant root volé seul ne suffit donc plus à ouvrir une session distante sur l’hôte.

    Eric Chien, distinguished engineer chez Broadcom, est clair sur le rôle de ces trois mécanismes : « We always still want you to patch; that is the right thing to do, but this basically buys you time. » HyperArmor n’est pas un substitut au patch management, c’est un sursis.

    Ce qui existe déjà, en attendant

    En attendant la disponibilité de HyperArmor — prévue pour le premier trimestre de l’exercice fiscal 2027 de Broadcom, qui démarre en novembre, sans date précise annoncée — rien n’empêche de durcir tes hôtes ESX dès maintenant avec ce qui existe déjà nativement. Le mode verrouillage (lockdown mode) limite par exemple les accès directs à l’hôte au seul vCenter :

    Get-VMHost | Get-View | Select Name, @{N="LockdownMode";E={$_.Config.LockdownMode}}

    Ce n’est pas équivalent à une allow-list dynamique de scripts, mais ça réduit déjà la surface d’attaque SSH que HyperArmor viendra renforcer plus tard.

    Où ça se place dans l’arsenal VMware

    HyperArmor ne remplace rien : il complète VMware vDefend (microsegmentation et inspection réseau) et VMware Avi Load Balancer (protection applicative et API), et vient s’ajouter à la gestion d’identités, au chiffrement et au live patching déjà inclus dans VMware Cloud Foundation. Chez Broadcom, Prashanth Shenoy résume le ciblage attendu : les environnements à charges de travail sensibles en ont besoin, les autres pourront s’en passer — « Not every environment needs that layer. »

    Le vrai sujet : le prix

    Ni le tarif ni le statut exact (GA ou preview) n’ont été communiqués au lancement, selon le communiqué officiel de Broadcom. Pour un client déjà sous VMware Cloud Foundation, l’ajout d’une couche payante de plus arrive après deux ans de hausses de licences post-Broadcom, un contexte sur lequel on revenait déjà en détail ici. Dans sa couverture de l’annonce, SiliconANGLE rapporte que l’analyste Stephanie Walter (HyperFrame Research) pose la question qui compte pour un budget IT : où s’arrête la sécurité de base et où commence la protection premium facturée en option ?

    Si tu es déjà engagé sur VCF et que tu gères des workloads exposés (DMZ, environnements réglementés), HyperArmor mérite d’être testé dès sa sortie. Si tu envisages plutôt une sortie de VMware, ce genre d’annonce ne fait que confirmer la direction prise par Broadcom — et notre guide de migration vers Proxmox VE reste d’actualité.

    FAQ

    HyperArmor remplace-t-il les correctifs de sécurité classiques ?

    Non. Broadcom le présente explicitement comme un sursis, pas un substitut : les correctifs définitifs restent nécessaires, HyperArmor réduit seulement la fenêtre d’exposition entre la sortie d’un patch et son déploiement.

    Faut-il installer un agent dans chaque VM ?

    Non, HyperArmor opère au niveau de l’hôte ESX, pas dans les machines virtuelles invitées : aucun agent supplémentaire à déployer dans les VMs.

    Quelles versions sont concernées ?

    ESX 8.x et versions ultérieures, dans le cadre de VMware Cloud Foundation.

    Quand sera-t-il disponible ?

    Broadcom vise le premier trimestre de son exercice fiscal 2027 (qui débute en novembre 2026), sans date précise ni confirmation du statut GA à ce stade.

    Si tu gères une infra VCF avec des workloads exposés, inscris HyperArmor dans ta veille sécurité pour le début 2027, et en attendant, vérifie que le lockdown mode et la rotation des identifiants root sont déjà en place sur tes hôtes ESX.

  • Hyper-V WS2025 : le piège qui casse tes migrations à chaud

    Hyper-V WS2025 : le piège qui casse tes migrations à chaud

    Tu mets à jour un hôte Hyper-V vers Windows Server 2025, tout semblait aller bien pendant les tests, et puis la première migration à chaud en production plante avec un message 0x8009030E ou 0x8009030D. Rien n’a changé dans ta configuration Hyper-V. Le coupable, c’est Credential Guard, activé par défaut depuis cette version — et ce n’est qu’un des changements qui méritent ton attention avant de généraliser la mise à jour sur un cluster de production.

    Windows Server 2025 apporte de vraies nouveautés pour Hyper-V : le partitionnement GPU gagne enfin la migration à chaud, les clusters sans Active Directory peuvent migrer leurs VM sans passer par une migration rapide, et les limites d’échelle doublent sur plusieurs points. On passe en revue ce qui change concrètement, avec les chiffres exacts, et surtout comment éviter le piège de la migration qui casse après l’upgrade.

    Hyper-V change d’échelle

    Le tableau des maximums documenté par Microsoft donne une idée claire de l’ampleur du bond entre Windows Server 2022 et 2025. Côté hôte, le nombre de processeurs logiques passe de 1 024 à 2 048, tout comme les processeurs virtuels disponibles pour la partition racine. Côté VM, une machine virtuelle de génération 2 peut désormais utiliser jusqu’à 2 048 processeurs virtuels (contre 1 024 auparavant), avec jusqu’à 240 To de mémoire. Le nombre de VM actives par serveur reste plafonné à 1 024, et un cluster peut toujours héberger jusqu’à 64 nœuds et 8 000 VM en exécution.

    Ces chiffres ne concernent qu’une poignée d’environnements — peu de clusters tournent déjà à 1 024 processeurs logiques par hôte. Mais si tu gères des VM dédiées au calcul intensif ou à l’IA, qui réclament souvent des dizaines voire des centaines de vCPU par instance, cette marge de manœuvre change ce qui devient possible sans sharding applicatif.

    Le partitionnement GPU gagne la migration à chaud

    Avant Windows Server 2025, partager un GPU physique entre plusieurs VM obligeait à choisir entre l’assignation exclusive (Discrete Device Assignment, DDA) et l’absence totale de migration à chaud. Le GPU Partitioning (GPU-P) change ça : chaque VM reçoit une fraction dédiée du GPU via l’interface SR-IOV, et depuis cette version, tu peux déplacer ces VM d’un hôte à un autre sans interruption.

    Quelques points à vérifier avant de t’y lancer :

    • la migration planifiée fonctionne entre hôtes autonomes dès Windows Server 2025 Standard ; pour la haute disponibilité en cluster (bascule automatique en cas de panne non planifiée), il te faut l’édition Datacenter ;
    • le GPU doit être identique — même fabricant, même modèle, même taille — sur tous les serveurs du cluster, et les pilotes doivent être installés partout à l’identique ;
    • tu ne peux assigner qu’une seule partition GPU par VM, et l’allocation se fait automatiquement — impossible de choisir une partition précise ;
    • pendant la migration, Hyper-V bascule automatiquement sur TCP/IP avec compression, ce qui augmente la charge CPU de l’hôte et allonge la durée du transfert par rapport à une VM sans GPU partitionné.

    Les GPU NVIDIA A2, A10, A16 et A40 sont pris en charge côté matériel, avec des invités Windows 10/11, Windows Server 2019/2022 ou Ubuntu 18.04/20.04 LTS. Pour les détails de configuration complets, la documentation officielle de Microsoft sur le partitionnement GPU liste les prérequis matériels et logiciels.

    Live migration sans Active Directory : enfin possible

    Les clusters workgroup — des clusters à basculement qui ne dépendent pas d’un contrôleur de domaine — existent depuis Windows Server 2016. Mais jusqu’à présent, ils ne supportaient que la migration rapide (quick migration), avec une coupure de service le temps du transfert. Windows Server 2025 ajoute enfin la migration à chaud pour ces clusters.

    Le mécanisme d’authentification repose sur des certificats PKU2U auto-signés plutôt que sur Kerberos : chaque nœud a besoin d’un compte local avec un nom d’utilisateur et un mot de passe identiques. Ça convient bien pour des scénarios où déployer une forêt AD complète ne se justifie pas — un site isolé, une DMZ, un labo. Le trafic de migration n’étant pas chiffré par défaut quel que soit le mode d’authentification, isole ce trafic sur un réseau dédié ou un VLAN si tu passes en production sur ce type de cluster.

    Le piège qui casse tes migrations après la mise à niveau

    C’est le point le plus susceptible de te surprendre en production. Depuis Windows Server 2025, Credential Guard est activé par défaut sur tous les serveurs joints à un domaine qui ne sont pas contrôleurs de domaine. Or la migration à chaud Hyper-V utilisait jusque-là CredSSP par défaut pour la délégation d’identité — et CredSSP ne fonctionne plus correctement avec Credential Guard activé, puisque ce dernier n’autorise que les identifiants fournis explicitement, pas les identifiants mis en cache ou SSO.

    Concrètement : si l’hôte source d’une migration utilise CredSSP avec Credential Guard actif, la migration échoue — et ça touche aussi les outils qui s’appuient sur la migration à chaud en coulisses, comme SCVMM. Les erreurs typiques sont 0x8009030E (« No credentials are available in the security package ») et 0x8009030D (« The credentials supplied to the package were not recognized »).

    La solution recommandée par Microsoft n’est pas de désactiver Credential Guard — ce serait renoncer à une protection réelle contre le vol d’identifiants — mais de basculer vers la délégation Kerberos contrainte (Kerberos Constrained Delegation), compatible avec Credential Guard :

    1. dans Hyper-V Manager, Paramètres Hyper-V > Migrations en direct > Fonctionnalités avancées, sélectionne Kerberos comme protocole d’authentification ;
    2. dans Active Directory, ouvre les propriétés de chaque compte ordinateur Hyper-V concerné, onglet Délégation, et configure « Faire confiance à cet ordinateur pour la délégation uniquement aux services spécifiés » en ajoutant CIFS et Microsoft Virtual System Migration Service pour chaque hôte partenaire ;
    3. si des SPN manquent, enregistre-les avec setspn -s "Microsoft Virtual System Migration Service/" .

    Teste ce basculement en préproduction avant de migrer un cluster entier vers Windows Server 2025 — le jour où tu découvres le problème ne doit pas être celui où tu as besoin de déplacer une VM en urgence. Le détail du problème et la procédure de contournement figurent dans la documentation Microsoft sur les problèmes connus de Credential Guard.

    Et côté stockage

    Deux évolutions moins spectaculaires méritent une mention. D’abord, un nouveau mécanisme de déduplication native ReFS, distinct de l’ancienne fonctionnalité Data Deduplication — les deux ne peuvent pas coexister sur le même volume. Cette dédup ReFS cible les charges actives (VDI, fichiers système), s’appuie sur le block cloning plutôt que sur un magasin de blocs séparé, et s’exécute de façon incrémentale plutôt qu’en réanalysant tout le volume à chaque passage. Ensuite, les performances NVMe sont annoncées en nette hausse par rapport à Windows Server 2022, avec un initiateur NVMe-over-Fabrics intégré pour le raccordement SAN.

    Important à retenir avant de migrer un cluster existant

    Tu ne peux pas ajouter un nœud Windows Server 2025 à un cluster Windows Server 2016 ou 2022 existant — le clustering mixte entre versions majeures n’est pas supporté. Il faut construire un nouveau cluster puis migrer les VM, par export/import, par migration à chaud « shared nothing » si les deux clusters coexistent temporairement sur le même domaine, ou par migration de stockage via SMB ou des volumes partagés de cluster.

    FAQ

    Faut-il l’édition Datacenter pour le partitionnement GPU ?

    Pas pour la migration planifiée entre hôtes autonomes, qui fonctionne dès l’édition Standard. L’édition Datacenter devient nécessaire uniquement si tu veux la haute disponibilité en cluster, avec bascule automatique en cas de panne non planifiée.

    La migration à chaud sans Active Directory est-elle aussi sécurisée que l’originale ?

    L’authentification par certificats PKU2U remplace Kerberos de façon fonctionnellement correcte, mais le trafic de migration reste non chiffré par défaut, comme pour tout cluster Hyper-V. Isoler ce trafic sur un réseau dédié reste recommandé, encore plus en l’absence d’Active Directory pour contrôler les accès.

    Dois-je désactiver Credential Guard pour corriger mes migrations qui échouent ?

    Non — ce n’est pas la correction recommandée par Microsoft. Bascule plutôt vers la délégation Kerberos contrainte, qui est compatible avec Credential Guard et ne te fait pas perdre la protection contre le vol d’identifiants que cette fonctionnalité apporte.

    Puis-je migrer mes VM existantes directement vers un cluster Windows Server 2025 ?

    Pas en ajoutant les nouveaux nœuds à ton cluster actuel — le clustering mixte entre versions majeures n’est pas pris en charge. Construis un nouveau cluster Windows Server 2025, puis migre les VM par export/import, migration à chaud sans partage de stockage, ou migration de stockage, selon ton scénario.

    Si Broadcom et les licences VMware t’ont déjà fait regarder Hyper-V de plus près, ces nouveautés valent le détour — mais planifie le test de la délégation Kerberos avant de toucher à un cluster de production. On a d’ailleurs détaillé comment trancher entre VMware, Hyper-V et Azure Local après la crise des licences Broadcom, et si c’est plutôt une migration depuis VMware que tu prépares, notre guide sur Nutanix Move 6.3 couvre un chemin de migration alternatif.

  • Nutanix Move 6.3 : migrer de VMware vers AHV sans rupture

    Nutanix Move 6.3 : migrer de VMware vers AHV sans rupture

    Le 29 juillet 2026, Nutanix a sorti la version 6.3 de Move, son outil de migration de machines virtuelles. Passée sans grand bruit dans l’actualité générale, cette mise à jour mérite pourtant un arrêt si tu es encore sur VMware et que tu cherches une porte de sortie crédible après la hausse des licences Broadcom. Elle règle plusieurs blocages très concrets : migration sans copie intermédiaire, conservation du Secure Boot, et surtout une conversion de cluster ESXi vers AHV qui ne demande aucun matériel supplémentaire.

    On avait déjà couvert la question du choix d’hyperviseur après la crise des licences Broadcom et le guide de migration vers Proxmox VE. Nutanix AHV est la troisième option qui revient souvent dans les discussions, mais rarement avec le niveau de détail technique qu’elle mérite. Voyons ce que Move 6.3 change réellement.

    Move 6.3 : ce qui change concrètement

    Nutanix Move est l’outil gratuit qui orchestre la migration de VM depuis une source (VMware ESXi, AHV, AWS EC2, Azure VM, Azure VMware Solution) vers une destination AHV, sur site ou via NC2 (Nutanix Cloud Clusters) chez Azure, GCP, AWS ou OVHcloud. La version 6.3 ajoute trois choses qui comptent vraiment en production.

    La migration zero-copy depuis ESXi

    Jusqu’ici, migrer une VM depuis VMware vers AHV passait systématiquement par une copie complète des disques virtuels, avec le temps et la bande passante que ça suppose pour des volumes de plusieurs téraoctets. Move 6.3 introduit la migration sans copie depuis ESXi vers AHV, à condition de disposer d’un stockage externe compatible — à ce stade, Dell PowerStore et Pure Storage FlashArray sont supportés. Le disque virtuel n’est pas dupliqué : il est simplement reconnu et rattaché côté AHV. Pour une baie de production qui héberge déjà plusieurs centaines de VM, la différence entre une fenêtre de bascule de quelques heures et une de plusieurs jours n’est pas un détail.

    UEFI, Secure Boot et adresses IPv6 : les blocages qui empêchaient d’avancer

    Beaucoup de migrations restaient bloquées non pas sur la théorie, mais sur des détails qui cassaient des VM critiques une fois arrivées côté AHV. Move 6.3 préserve désormais les réglages UEFI et Secure Boot pendant la migration des VM qui les utilisent, corrige des problèmes d’authentification Windows constatés lors des migrations AHV-to-AHV, et gère mieux la conservation des adresses IPv6 et des interfaces réseau. Rien de spectaculaire pris isolément, mais ce sont exactement les points qui font échouer un plan de migration en conditions réelles — un contrôleur de domaine qui perd son Secure Boot, ou un serveur applicatif qui change d’adresse IPv6 au mauvais moment, ça n’a rien d’anecdotique.

    In-Place Cluster Conversion : convertir sans racheter de serveurs

    C’est probablement la fonctionnalité la plus intéressante pour qui gère déjà un cluster VMware en place. L’In-Place Cluster Conversion transforme un cluster ESXi existant en cluster AHV sans matériel supplémentaire : les mêmes serveurs physiques, reconfigurés en place. Comparé à une migration vers Proxmox VE, qui implique de réinstaller l’hyperviseur sur chaque nœud et de reconstruire le cluster PVE depuis zéro, cette approche change la donne pour les environnements où le budget matériel est contraint ou le calendrier serré. Sur le même sujet, Veeam détaille aussi les points de vigilance côté sauvegarde lors d’un passage ESXi vers AHV — à vérifier avant de lancer quoi que ce soit en production.

    À noter que cette conversion reste une opération destructive sur l’hyperviseur : il faut sauvegarder, planifier une fenêtre de maintenance, et prévoir un chemin de retour arrière avant de s’y engager. Move 6.3 ajoute aussi, en parallèle, un aperçu technique d’intégration avec CyberArk pour la gestion des identifiants pendant la migration, ainsi que le support des serveurs de fichiers fédérés et de nouveaux environnements Government Cloud Clusters sur AWS GovCloud pour les cas les plus réglementés.

    Qui devrait s’y intéresser maintenant, qui peut attendre

    Si tu es déjà équipé en Pure Storage FlashArray ou Dell PowerStore et que tu migres des volumes volumineux, la migration zero-copy justifie à elle seule de tester Move 6.3 dès cette version — le gain sur le temps de bascule est direct et mesurable. Si ton cluster ESXi tourne sur du matériel encore sous garantie et que tu veux éviter un second investissement, l’In-Place Cluster Conversion est l’argument qui penche vers AHV plutôt que vers Proxmox, où il faudra reconstruire le cluster.

    En revanche, si tu n’as pas de stockage externe compatible et que tes clusters tournent sur du matériel générique sans contrat de support Nutanix, le calcul est moins évident : AHV reste un écosystème propriétaire avec son propre modèle de licence (Prism Central 7.6 requis pour cette version), alors que Proxmox VE reste open source et gratuit à l’usage. Le choix dépend moins de la technique que de ce que tu es prêt à payer en licence contre ce que tu es prêt à investir en temps d’administration.

    FAQ

    Nutanix Move est-il gratuit ?

    Oui, l’outil Move lui-même est gratuit et téléchargeable comme appliance virtuelle. Ce qui coûte, c’est la plateforme Nutanix de destination (licences AHV/Prism) si tu n’en disposes pas encore.

    Peut-on migrer depuis Hyper-V avec Move 6.3 ?

    Move couvre VMware ESXi, AHV, AWS EC2, Azure VM et Azure VMware Solution comme sources. Hyper-V n’apparaît pas dans la liste des sources supportées pour cette version — si ton parc est sous Hyper-V, Move n’est pas l’outil adapté.

    Faut-il un stockage Pure Storage ou Dell pour utiliser Move ?

    Non, seulement pour bénéficier de la migration zero-copy. Sans ce type de stockage externe compatible, la migration fonctionne toujours, mais avec copie complète des disques, comme sur les versions précédentes.

    Quelle est la différence avec une migration vers Proxmox VE ?

    Côté licence, Proxmox VE reste open source et sans coût de plateforme ; côté matériel, l’In-Place Cluster Conversion de Nutanix évite une reconstruction complète du cluster, ce qui n’est pas le cas pour une migration vers Proxmox.

    En résumé

    Move 6.3 ne révolutionne pas la migration VMware vers AHV, mais il supprime plusieurs frictions réelles : copie de disques, Secure Boot cassé, cluster à reconstruire. Si Nutanix fait déjà partie de ta short-list post-Broadcom, c’est le bon moment pour tester une conversion sur un cluster non critique et mesurer, chez toi, le gain réel sur la fenêtre de bascule.

  • VMware ramène vSphere Standard : ce qu’on sait

    VMware ramène vSphere Standard : ce qu’on sait

    Il y a un peu plus d’un an, on te disait ici même qu’il fallait choisir entre VMware, Hyper-V et Azure Local à cause de la refonte des licences Broadcom. Beaucoup d’équipes ont tranché à ce moment-là, certaines en migrant vers Proxmox VE. Coup de théâtre à VMware Explore Las Vegas, du 31 août au 3 septembre 2026 : Broadcom a laissé entendre que vSphere Standard, l’édition autonome sacrifiée sur l’autel de VMware Cloud Foundation, pourrait faire son retour.

    Avant de rouvrir un dossier que tu pensais clos, voici ce qu’on sait vraiment — et surtout ce qui reste, pour l’instant, une simple déclaration d’intention.

    Ce qui a été dit à Las Vegas

    Paul Turner, Chief Product Officer de VMware chez Broadcom, a reconnu publiquement que l’entreprise avait « corrigé les incitations commerciales qui poussaient les clients vers VCF » et avait parfois « mis trop l’accent sur VCF ». Traduction sans langue de bois : la stratégie de forcer tout le monde vers l’abonnement VMware Cloud Foundation, y compris les petites infrastructures qui n’avaient besoin ni de son SDN ni de son stockage défini par logiciel, a généré assez de friction commerciale pour que Broadcom fasse machine arrière — au moins partiellement.

    La cible annoncée pour ce retour : les environnements tournant autour de 128 cœurs, donc clairement le segment PME/ETI plutôt que les grands comptes déjà engagés sur VCF.

    Ce qu’on sait avec certitude

    • Il s’agirait d’une licence autonome, distincte de l’abonnement VCF actuel.
    • La documentation VMware en vigueur précise déjà que « vSphere Standard et vSphere Enterprise Plus autonomes sont limités à vSphere 8 Update 3 et antérieur » — un rappel que ces éditions existent toujours contractuellement, juste plus vendues sur les versions récentes.
    • Le calendrier prévoit des spécifications détaillées à VMware Explore Frankfurt, le 13 octobre 2026.

    Ce qui reste flou, et pourquoi ça compte

    « Autour de 128 cœurs » n’est pas une limite de licence, c’est une formulation marketing. Et la nuance est loin d’être anecdotique : un serveur bi-socket avec des processeurs modernes dépasse largement les 128 cœurs physiques aujourd’hui, alors que 128 cœurs logiques (avec hyperthreading) se traduisent en réalité par 64 cœurs physiques. Se baser sur cette phrase pour dimensionner un futur contrat de renouvellement, c’est prendre le risque de se tromper d’un facteur deux.

    Concrètement, à ce jour, personne à l’extérieur de Broadcom ne peut te donner : le tarif, l’unité de mesure exacte (cœur physique, cœur logique, socket, VM), la date de disponibilité, ni le périmètre fonctionnel de cette édition par rapport à vSphere 9.1 complet. Tout ce que tu lirais ailleurs de plus précis relève de la spéculation, pas de l’annonce officielle.

    Pendant ce temps, l’ingénierie vSphere continue d’avancer

    Il serait injuste de réduire 2026 à la seule saga des licences. VMware Cloud Foundation 9.1, sorti en parallèle, apporte des évolutions concrètes qui n’ont rien à voir avec la politique commerciale : le vCenter Quick Patch permet d’appliquer des correctifs de sécurité avec un temps d’arrêt réduit, parfois nul, en ne mettant à jour que les paquets RPM modifiés plutôt que l’image complète. Le nouveau mode DRS Optimized vMotion Evacuation propose une évacuation non disruptive lors de la mise en maintenance d’un hôte. Et le déchargement du chiffrement vMotion sur Intel QAT libère des cœurs CPU auparavant mobilisés par cette tâche.

    Rien de tout ça ne dépend du sort de vSphere Standard — c’est disponible dans VCF 9.1 dès maintenant, ce qui montre que la plateforme technique continue d’évoluer sérieusement, indépendamment du feuilleton licence.

    Qu’est-ce que ça change pour toi, concrètement

    Trois situations, trois réponses différentes :

    Si tu es déjà passé sur Proxmox, Hyper-V ou Azure Local et que ça fonctionne, il n’y a aucune raison de revenir en arrière sur la base d’une simple déclaration d’intention sans tarif ni date. Une migration a un coût réel ; une rumeur de retour n’en a pas encore un assez concret pour la justifier.

    Si tu es en pleine négociation de renouvellement VCF, cette annonce te donne un levier légitime : tu peux explicitement demander à ton interlocuteur commercial Broadcom si vSphere Standard sera disponible avant l’échéance de ton contrat, et repousser la signature de quelques semaines si c’est jouable. Attends au moins le 13 octobre pour arbitrer.

    Si tu es encore en phase de décision et que ton infrastructure tourne effectivement autour de 60-70 cœurs physiques (donc dans la fourchette visée), patiente jusqu’à Frankfurt avant de t’engager ailleurs — mais prépare un plan B chiffré en parallèle, au cas où le tarif annoncé ne soit finalement pas compétitif face à Proxmox VE ou Hyper-V.

    FAQ

    vSphere Standard va-t-il redevenir une licence perpétuelle comme avant 2024 ?

    Rien n’a été annoncé en ce sens. Tout indique au contraire un modèle par abonnement, cohérent avec la direction prise par Broadcom sur l’ensemble du portefeuille VMware depuis le rachat.

    Cette édition inclura-t-elle les fonctionnalités de vSphere 9.1 listées plus haut ?

    Impossible à confirmer avant les spécifications détaillées d’octobre. Historiquement, les éditions Standard ont toujours eu un périmètre fonctionnel réduit par rapport aux éditions supérieures — pas de raison objective de penser que ce sera différent cette fois.

    Faut-il attendre le 13 octobre avant de renouveler un contrat qui expire avant cette date ?

    Si ton contrat expire avant, tu n’as pas le luxe d’attendre : négocie un renouvellement court (3 à 6 mois) plutôt qu’un engagement pluriannuel, le temps d’y voir plus clair.

    Ce qu’il faut retenir

    Un retour de vSphere Standard serait une bonne nouvelle pour les infrastructures de taille moyenne qui n’ont jamais eu besoin de VCF au grand complet — mais on n’y est pas encore. Note la date du 13 octobre 2026 dans ton calendrier, et jusque-là, ne prends aucune décision d’infrastructure sur la seule base d’une phrase prononcée sur une scène de conférence.

  • Proxmox VE 9.2 : équilibrage de charge automatique, SDN et CPU custom

    Proxmox VE 9.2 : équilibrage de charge automatique, SDN et CPU custom

    Si tu as migré vers Proxmox VE ces derniers mois — que ce soit par choix ou pour fuir la facture Broadcom — la version 9.2, sortie le 21 mai 2026, est la première mise à jour majeure qui s’attaque vraiment aux angles morts de l’hyperviseur face à VMware : l’équilibrage de charge automatique, le réseau SDN avancé et la gestion des CPU virtuels. Trois briques qui, jusqu’ici, obligeaient encore pas mal d’admins à bricoler des scripts maison ou à revenir en douce vers l’écosystème VMware pour certains cas d’usage.

    On fait le tour de ce qui change concrètement, comment l’activer, et dans quels cas ça vaut le coup de mettre à jour ton cluster.

    Le Dynamic Load Balancer : la fin des migrations manuelles de VM

    C’est la fonctionnalité qui fait le plus parler d’elle dans cette version. Jusqu’à Proxmox VE 9.1, le Cluster Resource Scheduler (CRS) ne s’activait qu’au démarrage d’une VM ou lors d’un événement HA (failover d’un nœud, par exemple) — impossible de rééquilibrer la charge d’un cluster qui dérive progressivement parce qu’un nœud héberge trop de VM gourmandes en CPU.

    Avec la 9.2, le CRS passe en mode dynamique : il s’appuie sur l’utilisation réelle des ressources (CPU, RAM) des nœuds et des VM, pas seulement sur leur configuration statique, pour migrer automatiquement les invités gérés par la stack HA et réduire les déséquilibres entre nœuds. Concrètement, ça se configure depuis Datacenter → Options → Cluster Resource Scheduling, avec un curseur de sensibilité qui détermine à partir de quel écart de charge le rééquilibrage se déclenche — voir le détail des options dans la roadmap officielle Proxmox VE.

    Ce que ça change pour toi

    • Plus besoin de surveiller manuellement la répartition de charge et de migrer les VM à la main un vendredi soir
    • Moins de contention CPU/RAM sur les nœuds « populaires » du cluster, surtout utile sur des clusters à taille variable (edge, PME)
    • Le rééquilibrage reste borné par la stack HA : seules les VM/CT gérés en HA sont concernés pour l’instant

    Attention toutefois : le Dynamic Load Balancer migre des VM en live, ce qui consomme de la bande passante réseau et du CPU pendant le transfert. Sur un cluster avec un réseau de stockage déjà sollicité (Ceph, ZFS over iSCSI), commence avec une sensibilité basse et surveille l’impact avant de la resserrer.

    SDN : WireGuard, BGP et EVPN passent à l’échelle

    Le module Software-Defined Networking continue sa montée en puissance, avec plusieurs ajouts qui rapprochent Proxmox des fonctionnalités réseau qu’on trouve chez les gros éditeurs de virtualisation :

    • Support natif de WireGuard et BGP comme protocoles de fabric SDN, en plus d’OSPF déjà disponible
    • Filtrage EVPN via route maps et prefix lists, pour maîtriser précisément quelles routes sont annoncées entre zones
    • Redistribution de routes OSPF vers les fabrics EVPN
    • Support IPv6 pour l’underlay EVPN, utile si ton datacenter est déjà en dual-stack ou IPv6-only

    Si tu gères un cluster multi-sites ou que tu commences à multiplier les VLAN/VRF pour isoler des environnements clients, ces ajouts SDN valent le détour — ils évitent de dépendre entièrement de ta stack réseau physique pour la segmentation.

    Gestion des modèles de CPU personnalisés, enfin dans l’interface web

    Autre irritant corrigé : jusqu’ici, créer un modèle de CPU personnalisé (pour garantir la compatibilité vMotion-like entre nœuds aux CPU légèrement différents) passait obligatoirement par l’édition de fichiers de configuration en ligne de commande. La 9.2 ajoute une section dédiée dans Datacenter → CPU Models de l’interface web, avec un sélecteur de flags CPU qui affiche directement les flags supportés par chaque nœud du cluster.

    C’est un détail, mais ça change la vie sur les clusters hétérogènes (nœuds achetés à des générations différentes) où définir un modèle de CPU custom compatible avec tout le monde demandait auparavant de croiser manuellement les sorties de lscpu sur chaque nœud.

    HA Arm/Disarm : de la maintenance sans stress

    La 9.2 introduit aussi une fonction pour suspendre temporairement le HA Manager à l’échelle du cluster, le temps d’une fenêtre de maintenance — sans perdre la configuration des ressources HA. Une fois la maintenance terminée, tu « réarmes » le HA Manager et les ressources reprennent leur état précédent automatiquement, plutôt que de devoir tout redéclarer à la main.

    Base technique : Debian Trixie et kernel 7.0

    Sous le capot, Proxmox VE 9.2 s’appuie sur Debian 13.5 « Trixie », le noyau Linux 7.0, QEMU 11.0, LXC 7.0 et ZFS 2.4 — une base technique à jour qui profite en particulier aux configurations matérielles récentes (support GPU, NVMe, réseau 100G).

    Comment mettre à jour depuis une 9.x existante

    # Sur chaque nœud du cluster, un par un
    apt update && apt full-upgrade
    
    # Vérifier la version après redémarrage
    pveversion

    Comme toujours sur un cluster, mets à jour les nœuds un par un plutôt qu’en même temps, et vérifie que la quorum device (si tu en utilises un) reste disponible pendant l’opération. Les retours d’expérience de la communauté sur cette version, y compris quelques cas particuliers avec Ceph, sont regroupés sur le fil du forum officiel Proxmox, à consulter avant une montée de version sur un cluster critique. Si tu viens tout juste de migrer depuis VMware, le guide de migration VMware vers Proxmox VE détaille les étapes de bascule initiale — la 9.2 s’applique ensuite normalement par-dessus.

    FAQ

    Le Dynamic Load Balancer fonctionne-t-il sans la stack HA ?

    Non, dans cette version le rééquilibrage automatique ne concerne que les VM et conteneurs gérés par la High Availability. Pour les autres, la migration reste manuelle ou scriptée.

    Faut-il upgrader immédiatement en production ?

    Comme pour toute montée de version majeure d’hyperviseur, teste d’abord sur un nœud ou un cluster de non-prod, en particulier si tu utilises Ceph ou des configurations SDN avancées. Les changements de cette 9.2 sont additifs (pas de breaking change signalé), mais la prudence reste de mise sur un cluster de production.

    Proxmox VE 9.2 est-il compatible avec les modèles de CPU définis en 9.0/9.1 ?

    Oui, la mise à jour ne modifie pas la configuration existante — la nouvelle interface web vient seulement en simplifier la gestion pour les futurs modèles.

    En bref

    Proxmox VE 9.2 comble trois écarts fonctionnels réels avec les hyperviseurs propriétaires : équilibrage de charge automatique, réseau SDN de niveau entreprise, et gestion des CPU sans ligne de commande. Si tu envisageais encore de garder un pied chez VMware ou Hyper-V « au cas où », cette version rétrécit un peu plus la liste des raisons de le faire. Si ton cluster tourne encore en 8.x, c’est aussi l’occasion de planifier la double montée de version (l’article sur le choix entre VMware, Hyper-V et Azure Local reste pertinent si tu hésites encore sur ta plateforme cible).

    Programme une fenêtre de test cette semaine, et vérifie en particulier le comportement du Dynamic Load Balancer sur ton réseau de stockage avant de le généraliser à tout le cluster.

  • VMware vers Proxmox VE : le guide de migration pas à pas en 2026

    VMware vers Proxmox VE : le guide de migration pas à pas en 2026

    Tu as fait tes calculs après la hausse des licences Broadcom (voir notre article sur VMware, Hyper-V ou Azure Local : comment décider) et tu as choisi Proxmox VE. Bonne nouvelle : la décision est la partie difficile. La migration technique, elle, suit un chemin bien balisé — à condition de connaître les pièges avant de t’y engager plutôt qu’en plein milieu d’un weekend de bascule.

    Ce guide te donne la checklist de préparation, les deux méthodes de migration officielles, et ce qu’il ne faut surtout pas oublier après le transfert.

    Proxmox VE en bref : ce que tu gagnes (et ce que tu perds)

    Proxmox VE reste open source et gratuit à l’usage — aucune licence n’est requise pour faire tourner l’hyperviseur en production. Ce que tu payes, c’est le support et l’accès au dépôt Enterprise (mises à jour testées en profondeur avant diffusion) :

    • Community — 120 €/an par socket CPU, accès au dépôt Enterprise, support communautaire uniquement (forum)
    • Basic — 370 €/an par socket CPU, 3 tickets/an, réponse sous 1 jour ouvré
    • Standard — 550 €/an par socket CPU, 10 tickets/an, réponse sous 4h, support 24/7
    • Premium — 1 100 €/an par socket CPU, tickets illimités, réponse sous 2h, support 24/7

    Toutes les fonctionnalités de Proxmox VE sont identiques quel que soit le niveau choisi — seul le support technique varie. Même au niveau Standard, l’écart avec une licence VMware post-Broadcom reste massif. Le détail des tarifs est sur la page pricing officielle de Proxmox.

    Ce que tu perds en changeant d’écosystème : l’intégration native avec vCenter/NSX si tu es dessus, et l’écosystème de plugins tiers construit spécifiquement pour VMware — à vérifier au cas par cas selon tes outils de supervision, sauvegarde et automatisation actuels.

    Avant de migrer : la checklist de préparation

    La documentation officielle Proxmox est claire sur les points qui bloquent une migration propre si tu ne les anticipes pas :

    • Retire les outils invités spécifiques à VMware (VMware Tools) avant la migration — c’est plus difficile à faire proprement une fois la VM basculée.
    • Documente ta configuration réseau, en particulier les IP statiques : les cartes réseau sont recréées côté Proxmox et devront être reconfigurées.
    • Vérifie les disques chiffrés : un disque chiffré via une Storage Policy VMware ne peut pas être importé tel quel. Le vTPM n’est pas non plus repris automatiquement — à traiter avant la bascule si tu en dépends.
    • Éteins les VM sources avant l’import pour garantir la cohérence des données.
    • Note que les snapshots ralentissent significativement l’import — supprime les snapshots inutiles sur les VM VMware avant de lancer la migration.

    La migration pas à pas

    Méthode 1 — Import automatisé (recommandée)

    Depuis Proxmox VE, l’import direct depuis un hôte ESXi (versions 6.5 à 8.0) est intégré à l’interface web : tu ajoutes ton serveur ESXi comme source, Proxmox liste les VM disponibles, et l’import mappe automatiquement la majorité de la configuration (CPU, RAM, disques). Il existe aussi un mode d’import « à chaud » qui permet de démarrer la VM pendant que le transfert des disques se termine en arrière-plan, au prix d’une performance disque réduite le temps du transfert.

    Pour les migrations en masse, limite-toi à 4 disques de VM importés en parallèle maximum — au-delà, tu risques de saturer les connexions API de l’hôte ESXi source.

    Méthode 2 — Import manuel

    Si l’import automatisé n’est pas adapté à ton cas (version ESXi non supportée, contraintes réseau, etc.), plusieurs alternatives existent :

    • Restauration depuis backup — si ta solution de sauvegarde actuelle a un connecteur Proxmox
    • Clonage disque à disque avec un outil comme Clonezilla
    • Import OVF via l’interface graphique ou en ligne de commande
    • Import direct du disque avec la commande qm importdisk :
    # Convertit et importe un disque VMDK vers le stockage Proxmox
    qm importdisk <ID_VM> /chemin/vers/disque.vmdk <nom_stockage>
    
    # Puis attache le disque importé à la VM depuis l'interface
    # (Matériel > Ajouter > Disque dur > sélectionner le disque non utilisé)

    La documentation officielle détaille chaque méthode avec ses cas d’usage précis sur le wiki Proxmox — Migrate to Proxmox VE et le wiki dédié à la migration de serveurs.

    Après la migration : ce qu’il ne faut pas oublier

    • Installe les pilotes VirtIO — indispensable sur les VM Windows pour de bonnes performances disque et réseau, et parfois nécessaire pour que la VM démarre correctement après conversion.
    • Reconfigure les interfaces réseau avec les IP statiques documentées avant la migration.
    • Ajuste le mode BIOS/UEFI pour qu’il corresponde à l’environnement source : SeaBIOS pour le mode legacy, OVMF pour l’UEFI — un mauvais choix ici empêche simplement la VM de démarrer.

    Et pour la sauvegarde, une fois sur Proxmox ?

    Proxmox Backup Server (PBS) est le complément naturel — sauvegardes incrémentales dédupliquées, chiffrement côté client, et intégration directe avec Proxmox VE. Quel que soit l’outil choisi, garde en tête les principes qu’on détaille dans notre article sur la règle 3-2-1-1-0 face aux ransomwares : une nouvelle plateforme de virtualisation ne dispense jamais d’une vraie stratégie de sauvegarde immuable et testée.

    FAQ

    Combien de temps dure une migration VMware vers Proxmox ?

    Ça dépend surtout du volume de données à transférer et de ta bande passante de stockage, pas du nombre de VM. Prévois un test sur un sous-ensemble non critique avant de planifier une fenêtre de bascule pour la production.

    Est-ce que je peux migrer sans interruption de service ?

    L’import « à chaud » de Proxmox permet de redémarrer la VM rapidement pendant que le disque continue de se copier en arrière-plan, avec une pénalité de performance temporaire. Pour un zéro-downtime strict, une réplication applicative reste plus fiable qu’un import d’hyperviseur.

    Proxmox gère-t-il le vMotion ou équivalent ?

    Oui, la migration à chaud entre nœuds d’un même cluster Proxmox existe nativement et fonctionne de façon comparable à vMotion, à condition d’avoir du stockage partagé ou répliqué entre les nœuds.

    En bref

    Une migration VMware vers Proxmox réussie tient surtout à la préparation : nettoyer les outils invités, documenter le réseau, traiter les cas particuliers (chiffrement, snapshots) avant de lancer l’import plutôt qu’en pleine bascule. Commence par un import test sur une VM non critique, valide ta checklist post-migration, puis passe à l’échelle progressivement plutôt que de basculer tout ton cluster en une seule fenêtre.

  • VMware, Hyper-V ou Azure Local en 2026 : comment décider après la crise des licences Broadcom

    VMware, Hyper-V ou Azure Local en 2026 : comment décider après la crise des licences Broadcom

    Depuis le rachat de VMware par Broadcom, la question n’est plus « quel hyperviseur choisir » mais « combien ça va coûter cette année, et l’année prochaine ». Entre la fin des licences perpétuelles, les hausses de prix à trois chiffres et les minimums contractuels, beaucoup d’équipes infra ont été forcées de rouvrir un dossier qu’elles croyaient clos depuis dix ans. Dans cet article, tu vas voir ce qui a vraiment changé chez VMware, pourquoi Hyper-V et Azure Local reviennent en force, et comment migrer sans y laisser un week-end complet.

    Ce qui a changé chez VMware depuis le rachat par Broadcom

    Le changement le plus violent, c’est la fin des licences perpétuelles. VMware fonctionne désormais uniquement en abonnement, avec un regroupement forcé dans des bundles rigides (VCF ou VVF) que tu ne peux plus découper à la carte. Concrètement, ça se traduit par :

    • Une tarification au cœur physique, avec un minimum de 16 cœurs par socket et un minimum contractuel de 72 cœurs — même si ton cluster est plus petit, tu payes pour ce plancher
    • Des hausses de renouvellement qui vont, selon les témoignages, de 2x à 12x le tarif précédent
    • Une pénalité de 20 % en cas de renouvellement tardif

    Pour une PME ou une ETI avec un cluster de taille modeste, ce changement de modèle peut représenter un budget infra multiplié par plusieurs, sans aucune fonctionnalité supplémentaire en face. C’est ce qui a relancé l’intérêt pour des alternatives que beaucoup avaient mises de côté depuis longtemps.

    Hyper-V : la solution que tu payes peut-être déjà

    Si tu as des licences Windows Server, Hyper-V est inclus — pas de coût de licence additionnel pour l’hyperviseur lui-même. Et avec Windows Server 2025, il a fait un vrai bond en avant côté scalabilité et gestion :

    • Scalabilité : jusqu’à 4 pétaoctets de mémoire et 2 048 processeurs logiques par hôte, et jusqu’à 240 To de mémoire / 2 048 processeurs virtuels pour les VM de génération 2
    • Network ATC : une approche par intention (« je veux ce réseau pour le management, celui-ci pour le stockage ») qui élimine une bonne partie de la dérive de configuration réseau sur les clusters
    • Compatibilité processeur dynamique : le cluster calcule automatiquement le plus grand dénominateur commun de fonctionnalités CPU entre tous les nœuds, pour que tes VM profitent du maximum de capacités disponibles sans casser la migration à chaud
    • Clusters workgroup : tu peux désormais faire du live migration entre nœuds Hyper-V qui ne sont pas membres d’un domaine Active Directory

    Attention cependant : les nœuds Windows Server 2025 ne peuvent pas rejoindre un cluster existant en 2019 ou 2022 — le clustering mixte n’est pas supporté entre ces versions. Si tu migres depuis un cluster plus ancien, prévois un cluster cible neuf et un transfert de VM via stockage partagé ou live migration cross-cluster.

    Azure Local : le pas suivant vers l’hybride

    Azure Local (l’ex-Azure Stack HCI) pousse le raisonnement un cran plus loin : c’est du Hyper-V et du Failover Clustering, mais piloté depuis le portail Azure via Azure Arc, avec une tarification à l’abonnement mensuel par cœur physique.

    • Environ 10 $/cœur/mois en hyperconvergé, 20,10 $/cœur/mois en configuration avec SAN dissocié
    • Si tu détiens déjà des licences Windows Server Datacenter avec Software Assurance, l’Azure Hybrid Benefit peut ramener le coût du système d’exploitation invité à 0 $/mois
    • Gestion GPU centralisée depuis Azure (inventaire, partitionnement, cycle de vie des workloads accélérés) actuellement en preview
    • Azure Arc Site Manager pour piloter plusieurs sites Azure Local depuis une vue unique, clusters Kubernetes inclus
    • Ajout de nœuds directement depuis le portail Azure, en preview, sans repasser par un outillage local

    C’est une option particulièrement pertinente si tu es déjà engagé dans l’écosystème Azure et que tu veux une gouvernance unifiée entre ton on-premise et le cloud, avec le même RBAC et les mêmes Azure Policy des deux côtés.

    Migrer sans tout casser

    Trois chemins existent aujourd’hui pour sortir de VMware, du plus léger au plus outillé :

    1. L’extension VM Conversion de Windows Admin Center

    Pensée pour des migrations ponctuelles sans System Center, elle fonctionne en deux temps : une synchronisation initiale du disque pendant que la VM source continue de tourner, puis une migration finale qui ne réplique que les blocs modifiés (Change Block Tracking) pour minimiser la fenêtre de coupure.

    2. System Center VMM 2025

    Pour du volume, VMM 2025 propose une conversion V2V environ quatre fois plus rapide qu’avant, avec ce type de commande PowerShell :

    # Politique de disque pour les nouveaux disques partagés lors de la conversion
    Set-StorageSetting -NewDiskPolicy OfflineShared
    
    # Bascule ensuite en gestion des VM Azure Local via Arc-enabled SCVMM
    # (la gestion Azure VM directe depuis VMM n'est plus supportée en 2025)

    VMM limite à dix conversions en parallèle depuis un même hôte ESXi source vers une même destination Hyper-V — au-delà, mieux vaut étaler en plusieurs lots pour ne pas saturer le stockage.

    3. Azure Migrate, pour aller directement vers Azure Local

    Azure Migrate sait désormais répliquer et migrer aussi bien des VM Hyper-V que VMware vers Azure Local, avec un support Terraform et Azure CLI en preview pour scripter des migrations reproductibles — pratique si tu veux industrialiser ça en infra as code plutôt que de cliquer VM par VM.

    Et les alternatives open source ?

    Si tu veux sortir complètement de l’écosystème Microsoft, Proxmox (licence par socket, gratuit à l’usage avec support entreprise en option), Nutanix AHV (capacité modulaire, plutôt pour les gros comptes) et XCP-ng (basé sur Xen, migration à chaud solide) sont les trois noms qui reviennent le plus souvent dans les retours d’expérience 2026. Ils demandent en général plus d’huile de coude à l’exploitation, en échange d’une facture nettement plus prévisible.

    FAQ

    Migrer vers Hyper-V fait-il perdre des fonctionnalités avancées de VMware ?

    Sur des environnements très complexes utilisant DRS ou une intégration multi-cloud poussée, VMware garde une avance fonctionnelle. Pour la majorité des usages (clusters standards, haute disponibilité, snapshots, live migration), Hyper-V couvre largement le besoin.

    Faut-il migrer en une seule fois ?

    Non, et ce n’est pas recommandé. La conversion V2V par lots (via VMM ou Windows Admin Center) permet de valider chaque vague avant de continuer, ce qui limite le risque en cas de VM récalcitrante.

    Azure Local est-il utilisable sans connexion internet permanente ?

    Oui, Azure Local supporte un fonctionnement déconnecté pour les sites avec une connectivité limitée, même si la gestion complète depuis le portail Azure nécessite une synchronisation périodique.

    Pour aller plus loin

    Que tu partes vers Hyper-V, Azure Local ou une alternative open source, prends le temps de revoir aussi ta stratégie de sauvegarde : les mécanismes d’immuabilité et la règle 3-2-1-1-0 restent valables quel que soit l’hyperviseur, comme on le détaille dans notre guide sauvegarde et PRA 2026. Et si ta bascule s’accompagne d’un passage sous Windows Server 2025, jette un œil à notre article sur les durcissements sécurité d’Active Directory sous cette version avant de basculer tes contrôleurs de domaine.